Un lieu de partage

Patrick Schreck est passionné par la culture sécurité et le bien-être en entreprise. Découvrez l'interview de cet entrepreneur qui partage sa vision de la culture d'entreprise et du Safety Leadership.

Pourquoi avoir créé ce blog ?

Safety Channel est le premier blog spécialement dédié à la culture de la sécurité et du bien-être au travail. Ce blog profite de l’expertise et de l’expérience des membres de l’équipe Fullmark qui ont souhaité partager avec le plus grand nombre leurs réflexions et leurs bonnes pratiques.

Est-ce un blog à vocation commerciale ?

La vocation première du blog est d'échanger des points de vues et de partager des expériences. Safety Channel donnera régulièrement la parole à différents experts et offrira chaque semaine de nouveaux articles intéressants… que vous soyez utilisateur des produits et services Fullmark ou pas, peu importe ! Les bonnes idées sont toujours bonnes à partager ! Nous ferons certainement ici et là des liens discrets vers certaines solutions proposées par Fullmark mais l’objectif du blog est de fournir un contenu riche et intéressant.

Pourquoi ce focus sur la "culture sécurité" ?

Aider les entreprises à renforcer leur culture sécurité est mon obsession, jour et nuit, depuis 20 ans ! Je fais partie de ceux qui pensent que chaque accident est évitable. Renforcer la culture sécurité c'est maîtriser les risques majeurs liés à l'activité de l'organisation pour réduire les accidents graves et mortels. Mais pour ce faire, il faut aussi travailler sur les situations dangereuses, les presque accidents,  les attitudes et les comportements.

Quels sont vos conseils pour renforcer la culture sécurité ?

Il n'y a évidemment pas de recette magique, ce serait trop simple ! Le plan d'action idéal est celui qui aura été construit spécialement pour votre entreprise. Il n'y a pas de remède miracle mais un ensemble de rééquilibrages et de réalignements à réaliser. Ils sont différents d'une entreprise à l'autre. C'est pourquoi, avant de prescrire un traitement, je conseille de réaliser un bon diagnostic de la culture sécurité. Un diagnostic qui permettra de mesurer avec précision à quel niveau l'entreprise se situe sur toute une série de critères clés. Sur cette base, des experts pourront vous conseiller un plan d'action réellement adapté.

 

Il n'y a pas de problématiques communes à toutes les entreprises ?

Ce que j'ai souvent constaté, c'est la perte de sens dans l'entreprise. Pour agir sur la culture sécurité, il est essentiel de donner du sens aux règles et aux messages sécurité. C'est évidemment plus facile à dire qu'à mettre en place mais c'est possible ! On peut profiter notamment des découvertes faites en neurosciences. Elles apportent un nouvel éclairage sur le fonctionnement de notre cerveau.

Pouvez-vous nous donner des exemples de l'apport des neurosciences pour la sécurité en entreprise ?

Le cerveau humain, ce sont 86 milliards de neurones et 1 million de milliards de connexions et 35000 décisions par jour. Cependant, seulement 5 % de ces décisions seraient prises de manière consciente par l’individu tandis que les 95 % restant sont gérés en « mode automatique » par notre cerveau.

Si cette manière de fonctionner, rapide et peu énergivore, est indispensable, les décisions prises de cette manière ne sont pas toujours adéquates. En comprenant mieux les mécanismes cérébraux et les biais cognitifs, nous pouvons les modifier. La bonne nouvelle c'est que le cerveau est modulable à vie ! Nos expériences et activités le transforment, créant de nouvelles connexions, en supprimant d’autres, pouvant développer ou réorganiser les réseaux de neurones.

 

Qu'entendez-vous par "biais cognitifs" ?

Le cerveau utilise des raccourcis qu’il a mis au point pour interpréter rapidement la réalité. Dès lors, dans l'urgence, l'incertitude, ou face à une grande quantité d'informations, l'individu va être amené (inconsciemment) à simplifier ses schémas mentaux, pour évaluer rapidement une situation et prendre une décision. Ces raccourcis mentaux sont les biais cognitifs. Ils sont nécessaires et utiles dans de nombreuses situations, mais ces mécanismes peuvent cependant nous induire en erreur et nous faire prendre des décisions irrationnelles et/ou dangereuses. Ainsi, nous avons tendance à sous-estimer les risques, et à surestimer nos capacités à maîtriser un événement. Notre mental nous pousse par exemple à attribuer les événements négatifs à des facteurs externes non contrôlables et à penser que les événements positifs ont plus de chances d’advenir que ce n’est le cas en réalité.

Tout cela est passionnant ! L'objectif de ce blog est précisément d'approfondir pas à pas toutes ces nouvelles notions !

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